Gabrielle Destroismaisons : le succès à l’intérieur de soi

Karyne Mongrain

Ambassadrice

www.karynemongrain.arbonne.com

 

« S’il y a un compliment que j’aimerais qu’on me fasse, c’est de me dire que je suis inspirante. » Voilà comment a débuté mon entretien avec la charmante, douce, généreuse et authentique Gabrielle Destroismaisons.

Par le passé, j’ai eu le privilège de rencontrer Gabrielle à quelques reprises et, chaque fois, sa lumière et son énergie me procuraient un sentiment de bien-être instantané. Sans la connaître intimement, je sentais que se dégageaient de cette femme une âme épanouie, un esprit avide d’apprendre et un cœur grand comme l’univers. Je ne me suis pas trompée.

Gabrielle, me permets-tu de te tutoyer?  Peux-tu me dire ce que l’argent t’inspire?

J’adore ce thème! Je crois que nous, les femmes, devrions nous intéresser davantage à l’argent et, surtout, en parler ensemble. Rappelons-nous que, il n’y a pas si longtemps, les femmes n’avaient même pas le droit d’avoir de compte bancaire et que le sujet de l’argent n’était réservé qu’aux hommes! Je trouve qu’une femme indépendante, c’est beau, et que, grâce à son côté maternel, elle peut faire de belles et grandes choses positives dans le monde. Alors, oui, parlons d’argent ensemble et devenons plus éduquées par rapport à cela.

Personnellement, je suis privilégiée, car très jeune, j’étais curieuse et j’ai lu beaucoup de livres sur le sujet. Étant l’aînée d’une famille modeste de six enfants, j’étais consciente que nous n’avions pas beaucoup d’argent à la maison et je voulais aider ma famille à s’en sortir. Aussi, avec mon petit côté femme d’affaires, j’ai toujours eu ce désir profond à l’intérieur de moi de réaliser de grands rêves. Je voulais être indépendante et je savais que, plus tard, j’allais être mon propre patron.  Dans mon métier de chanteuse, j’ai retrouvé ce côté-là. Malgré les moments de doute où je me disais que je devrais peut-être me trouver un « vrai travail », je ne changerais ma liberté pour rien au monde!

Parle-moi, justement, de ces moments où tu as eu des doutes.

Bien sûr! En fait, je dirais que ces moments de doute viennent principalement avec l’incertitude financière qui vient avec le fait d’être son propre patron. Toutefois, je comprends maintenant que cela est normal et j’ai appris à développer ma vision à long terme.

Trop souvent, les entrepreneurs entretiennent une vision qui est trop à court terme, mais il faut toujours se rappeler qu’il n’y a absolument rien qui ne se bâtisse à court terme qui en vaut la peine!  Il faut donc apprendre à gérer ces moments difficiles et, surtout, se connecter sur le pourquoi on fait les choses. Il importe d’avoir la foi en l’avenir, de semer des graines et de continuer à travailler sur soi dans les moments d’accalmie. Il importe aussi de privilégier la patience et la persévérance, comme le faisaient nos arrière-grands-parents, au lieu de rechercher le succès instantané.

En parlant de persévérance, j’aimerais que tu t’exprimes sur ton cheminement dans le milieu de la musique.

À l’origine, j’ai eu le grand privilège d’être découverte dans mon village natal de Saint-Lin lors d’un spectacle à l’église. Après ce spectacle, on m’a offert d’enregistrer un disque pour la trame sonore de la troisième saison de l’émission Diva à TVA. Or, dès l’âge de 15 ans, j’ai travaillé avec de grandes personnalités du milieu artistique.

Vers l’âge de 18 ans, j’ai enregistré mon premier album Etcetera qui s’est vendu à plus de 150 000 exemplaires au Québec. J’ai gagné le Félix pour la révélation de l’année et j’ai été nommée au gala des prix Juno.  Ensuite, j’ai été sélectionnée pour jouer le rôle de Fleur de Lys dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris puis j’ai fait de grosses tournées en solo.  Je suis même allée chanter en Afghanistan! J’ai fait un deuxième et un troisième album et j’ai joué dans la comédie musicale Dracula.  Bref, j’ai vécu bien des choses alors que j’étais très jeune. J’ai beaucoup voyagé et j’ai toujours dit que j’étais une chanteuse chanceuse!

Je chante encore aujourd’hui, mais, un jour, j’ai senti qu’il était temps pour moi de m’enlever de la pression. La campagne et ma famille me manquaient beaucoup. J’ai eu de grands succès et je me sens vraiment privilégiée, mais ces moments d’intensité nécessitent aussi des moments de recul. Donc, par la suite, j’ai plutôt participé à des projets de groupe, autant sur disque que sur scène, dont le Blue Suede Shoes auquel je collabore en ce moment.

Au début, tu nous faisais part de ta fibre entrepreneure.  J’aimerais que tu nous parles de ton entreprise, Arbonne, et dans quelles circonstances ce projet est arrivé dans ta vie.

En fait, c’est moi qui suis allée vers une amie qui était conseillère indépendante pour Arbonne. Je dois être honnête, au départ, j’étais curieuse, mais j’entretenais aussi un certain jugement.  Je ne comprenais pas pourquoi elle faisait ça.

J’ai donc ouvert mon esprit pour réaliser que c’était possiblement le projet parfait dont j’avais besoin dans ma vie. Je suis devenue conseillère indépendante, mais ça m’a pris une bonne année pour réaliser pleinement ce que j’avais entre les mains. J’ai constaté que cette entreprise me permettrait de prendre le contrôle de ma vie et je me suis lancée.

J’aime être proche des gens et pouvoir aller dans leur salon pour discuter avec eux. Je leur explique que je suis toujours une chanteuse, mais que je chante maintenant comme j’ai envie de le faire. En ce moment, je suis peut-être moins présente à la télévision et à la radio, mais je suis encore très active en musique et je fais aussi plein de choses passionnantes qu’on voit un peu moins. Mon entreprise me nourrit sur d’autres plans tout en me permettant de me réaliser ailleurs.

Pour moi, un être humain, c’est comme un diamant qui possède plusieurs angles. Moi, je fais reluire l’angle de la chanteuse, mais aussi l’angle de la fille qui est allée finir son secondaire 5 à 30 ans, l’angle de la grande sœur et l’angle de l’entrepreneure. Je n’aime pas devoir me définir par une seule chose, me mettre dans une petite cage et me limiter. Au contraire!  J’ai eu envie de casser les murs de la boîte, car nous sommes des êtres multidimensionnels.

Comme mot de la fin, Gabrielle, peux-tu me dire ce qu’est le succès pour toi?

Alors qu’il y a quelques années je vivais des hauts et des bas dans la musique, je cherchais le succès et un ami m’a étonnée en me disant ceci : « Le succès est un état et, en réalité, ça se passe à l’intérieur de soi. »  Donc, le succès n’est pas nécessairement un montant d’argent qui dort dans un compte en banque.  Ce n’est pas non plus de posséder une grosse maison, une voiture de luxe ou un bateau puis porter de beaux vêtements, mais il s’agit d’un état d’être que l’on ressent à l’intérieur de soi.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Gabrielle Destroismaisons est une femme extrêmement inspirante. Elle est la preuve vivante que l’on peut atteindre le succès intérieur et le bonheur lorsque l’on demeure aligné sur ses valeurs profondes et que l’on est à l’écoute de ses besoins réels.

Merci, Gabrielle Destroismaisons.

www.gabrielledestroismaisons.ca

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